Une éthique et une générosité élitiste ?



   
           

En pleine rébellion sur cet ethnocentrisme qui pollue nos vies, je milite pour une entraide générale entre tous. Comment pouvons-nous espérer un monde meilleur si nous ne faisons pas preuve d’altruisme pour nous-même et pour les autres. Cette générosité désintéressée est nécessaire pour la progression du monde.

Selon la citation d’Edgar Morin « Une société ne peut progresser en complexité que si elle progresse en solidarité. » Et cela est vrai.

Chacun devenant égoïste à vivre que pour lui-même, se rebellant contre ce capitalisme galopant, mais dès que cette même personne obtient un pouvoir, elle devient à son tour capitaliste.

Comment peut-on oublier ses propres anciennes galères ? Comment peut-on faire subir aux autres ce que nous avons subi nous-mêmes ? Il ne faut pas être dans la revanche sur autrui. Il faut faire taire en nous l’égoïsme grégaire. Nostalgiques de nos chaînes, une fois libres, nous devenons tortionnaires à enchaîner les autres. Et quand nous suivons ce chemin, nous refusons d’être dans le don. La monarchie du pouvoir nous pousse à cette hiérarchie dans nos vies.

Alors que les êtres humains naissent libres et égaux. Nous voyons bien que dans les faits, c’est tout autre. Cette dépendance à un mode de pensée grégaire qui n’a que trop duré nous empêche d’avoir de vraies bonnes idées novatrices qui favoriseraient un développement vraiment éthique. Il y a une vraie perte de repères moraux. Je ne parle pas de moralité factice forgée au gré des lois juridiques ou religieuses. Je parle de morale intrinsèque en nous-même.

Une vraie moralité noble se distingue par le fait que même sans la connaissance des lois à suivre, chaque personne ayant une grandeur d’âme trouve le bon angle juste qui fédère sa vie dans le bien. Etre vraiment moral et responsable n’est pas suivre les lois juste par la peur de la punition, mais juste faire le bien par vrai goût des bonnes choses.

Retirons les lois, les punitions, la police, la peur de l’enfer, ou la peur de la mort, qu’adviendrait-il de nos actes ? Que chacun se pose cette question en lui-même… Quels seraient nos actes si nous étions vraiment sans crainte de conséquences ? On le sait bien, ce serait l’anarchie et les personnes du monde entier s’entredéchireraient très rapidement. Cela équivaut à dire que l’être humain n’est pas à même de se guider dans le bien tout seul.

Alors qu’en est-il d’aider les autres ? Personne ne le fait par vrai goût d’aider les autres, par vrai amour de la nature humaine. Juste pour acquérir « des bons points ». Ces récompenses sont diverses selon les personnes ou groupes de personnes. Et récompenses terrestres ou célestes selon la sensibilité de chacun. Sans récompense, point de don, de générosité, de bénévolat. Le bénévolat n’est pas si désintéressé que ça, car s’il est dénué de rétributions pécuniaires, il est gorgé d’autres récompenses que nous ne comprenons pas malheureusement.

Avoir besoin de personnes pauvres, de pays pauvres pour avoir à sauver ces personnes et ces pays et ainsi s’attribuer ce sauvetage et se sentir supérieur. C’est évident, s’il y a pire que soi, alors on se sent heureux sur sa vie. Ce n’est pas du tout signe de noblesse d’âme que de penser cela. Se monter juste par relativité de ceux qui sont plus bas que nous. Nous sommes tous supérieurs à quelqu’un plus petit que soi. Mais nous sommes également tous inférieurs à quelqu’un plus grand que soi. Est-ce une bonne réaction que d’être autoritaire envers plus petit que soi quand nous sommes soumis à plus grand que soi. Aucune liberté à faire cela et aucune vraie grandeur d’âme également. Juste un comportement de mouton qui ne remet jamais rien en cause. La responsabilisation de nos actes est primordiale. N’allons pas dans l’humanitaire « juste pour faire bien » ou pour se complaire dans la servitude de souffrir pour autrui.

Si besoin de souffrance il y a, c’est que la personne n’a pas réglé ses problèmes. D’abord, aider les autres est-ce un sacerdoce ? Faire le bien est-ce si difficile que ça ? On souffre à faire le bien, mais on adore faire le mal ? C’est cela que nous sommes ? Et nous laissons cet humanitaire aux personnes donnant leur vie pour cela : les religieuses (Mère Teresa, Sœur Emmanuelle…) ou religieux (Abbé Pierre…)

Mais pourquoi justes quelques personnes sacrifient leur vie ? Faire le bien dans ce monde n’est pas réservé à quelques hommes ou femmes dans ce monde. Nous pouvons tous autant que nous sommes (chacun à son propre niveau), faire le bien dans nos propres vies. Et cela ne doit pas être une contrainte mais juste des actes motivés par l’amour des êtres humains, l’amour du Monde, l’amour de la vie, l’amour pour le plaisir d’aider, de s’entraider afin de vivre dans un monde meilleur pour tous.