L'absolutisme : Danger ou acte salvateur ?



   
           

Un absolutisme exacerbé nous mènerait-il en un danger suprême ou nous libèrerait d'une friabilité désincarnée ? Comment se dessaisir de l'utilitarisme ambiant qui veut que nous vivions comme si c'était le dernier jour. La force des habitudes, ainsi que le jusque-boutisme des actes de chacun nous pousse à l'envie. On ne peut se prévaloir d'instinct sur une perception décalée qui nous renvoie à nos peurs primales. Aller de l'avant n'est pas vivre tout jusqu'à épuisement. Une même chose érigée en habitude, un éternel recommencement sans rien en changer, est-ce vraiment liberté ? Ne deviendrait-elle pas contrainte et obscurantisme ?

Nous pouvons changer d'avis, remettre en question nos pensées et désirs immuables. D'accord pour appliquer la loi du Carpe Diem mais l'assouvissement à brève échéance de nos envies nous brisent la possibilité de tempérer nos goûts, nos actes, nos désirs et nos projets. Aller trop vite n'est pas forcément une bonne démarche. Que veut-on vraiment pour sa vie. La réflexion est capitale. Nous prévoyons notre vie comme une ligne droite, une ligne directrice parachevée par un paradis prévu dès le début du chemin. Mais il faut compter avec le hasard. Ce petit grain de sel dans l'engrenage de notre parcours.

Et ainsi, la ligne change de direction, le parcours change et se transforme, notre but en devient différent, notre paradis aussi du même coup. A notre naissance, nous avons un karma à accomplir, à réussir. Mais si nous avons dépassé notre propre karma, pourquoi continuer à l'appliquer. Chaque journée passée dans notre vie nous amène le soir à un enseignement. Si cet enseignement n'est pas pris en compte le lendemain, nous vivons pareil.

Mais si à chaque journée passée, nous apprenons quelque chose sur nous, et cet enseignement nous pousse à vivre le lendemain différemment, de manière plus sage et plus mature. Alors rapporté à toute notre vie, le karma prévu au départ n'est pas du tout la vie que l'on a à la fin de son parcours d'être vivant. Cela ne veut pas dire que nous sommes passés à côté de notre vie, notre karma ou chemin. Juste que nous avons avancé, évolué. Et ce que nous voulions à 1 an (Karma à la naissance) n'est pas pareil de ce que nous voulons à 50 ans...

Ce que nous voulons et ce que nous sommes diffèrent par l'enseignement de notre vie vécue au jour le jour.