Névrose cyclique



   
           

Dans un retournement de situation favorable aux événements cycliques, je veux bien m'accorder le bénéfice du sommet de la zénitude. Il ne suffit pas de bien intégrer les préceptes philosophiques pour être philosophe, il faut vivre les évènements intensément, faire de sa vie une philosophie. Montrer l'exemple de ses dires. Parachever par l'acte, les pensées qui nous viennent. Car sinon, cela s'apparente à discourir sans cesse sur des platitudes effrénées.

Les actes pensés comme vérité sont notre moelle intrinsèque qui conditionne notre histoire sur fond de rigueur éthique. Cette habitude de discourir, de palabrer sans vraiment avoir envie de vivre notre pensée nous rend frileux quant au changement qui pourrait advenir lors de vécus intenses. Les actes conditionnent notre devenir. Par nos actes, nous avançons sur notre chemin véritable, sur notre vie pensée comme vérité ultime du débat qui nous incombe. Le débat d'idées sans suite d'actes n'est que le summum de l'absurdité philosophique. Ce côté "refaire le monde", dire tout et n'importe quoi sans agir réellement sur la cité n'est que nombrilisme et égocentrisme.

L'agir nous pousse à comprendre la difficile part d'erreur à faire les choses. Parler n'implique pas comprendre ses erreurs si cela était appliqué. Cette vérité nous amène à penser que le monde avance par les actes, par les hommes et les femmes qui agissent.