Fulgurance des idées



   
           

Admettons qu’un système de pensée nous apparaisse ainsi à notre conscience, comme l’évidence de la vérité qui nous incombe. Que ferions-nous si cela remettait en cause le bien-fondé des systèmes de pensée déjà existants ? Si ce jour arrivait, alors nous serions dans l’impossibilité de la mettre en pratique car la place est déjà prise sur la conscience complaisante de nos affects délétères. Nous ne pouvons tout remettre en cause. Nous devons continuer sur la même ligne directrice et changer petit à petit le chemin.

Le monde des idées arrivé à son terme nous pousse à entrevoir la vérité sous le voile de l’illusion. Ce royaume de l’invisible dont parlait le Christ. Ce monde des âmes est arrivé à maturation et il faut toute la tolérance et la patience d’un Bouddha pour accepter ce monde chaotique qui nous est donné.

Reprendre les rênes d’un monde en décadence pour revenir au concept fédérateur et initial. Ne pas tergiverser entre bien et mal et choisir le bien en toute circonstance. Nous pourrions, à la rigueur, reparcourir en sens inverse les faits, un rebrousse chemin salutaire mais dangereux car nous effacerions tout, une mise à nue impérieuse qui aurait pour effet néfaste de nous faire reculer en nos consciences. Nous devons faire avec l’existant, même si celui-ci est erroné.

Chaque chemin nous mène au but ultime du bien-être et de la sérénité. Cependant, ces chemins sont au combien chaotiques et mal approprié à nos consciences. Ce qui veut dire que très peu arrivent au bout. La majorité se perd dans le dédale des âmes en furie et sans aucune police karmique. Car le fond du problème est là. Comment rendre justice, comment faire régner le bien sur les âmes. Ce chaos sans nom, ce labyrinthe où nous nous perdons chaque jour. Nous avons appris tant bien que mal à maitriser la noirceur que peuvent faire nos corps, mais qu’en est-il de nos âmes. Pouvons-nous réellement dire ce que notre âme fait ?