Survivance éclectique



   
           

Ah, et si je mettais ma vie pour exemple pour exposer mes idées philosophiques, si je mettais en exergue cette survivance évidente au prix de problèmes en tout genre. Je ne cherche que le bonheur et l’amour, le calme et la sérénité et pourtant ma vie passée a été jalonnée de soucis, de gros soucis entravant gravement mon bonheur, mon calme et ma sérénité. Mais une chose que personne ne pourra m’enlever c’est cet amour que j’ai pour la vie, cet amour pour les autres, l’amour me guide et grâce à ce sentiment qui change tout, je trouve le calme et la sérénité permettant de trouver un bonheur dénoué de phase déclinante. Ce bonheur d’être soi-même, ce bonheur de se retirer d’un état délétère, ce bonheur de remonter malgré les soucis, ce bonheur de savourer la vie, ce serait que de respirer. Vivre malgré l’autre, cet autre qui parfois nous englue dans un passé qui n’est plus le nôtre. Qui mieux que nous-mêmes savons ce qui est bon pour nous ? Cette survivance a un prix, un prix élevé oui, c’est de savoir larguer les amarres et prendre le large quand cet autre abuse. Alors une joie de vivre nous étreint, celle d’embrasser la vie en ce qu’elle a de meilleur, le doux souffle d’air qui parcoure notre joue, ce petit vent frais du soir, qui balaie les mauvaises choses et renouvelle l’air vicié d’une relation s’essoufflant. Pourquoi ne pouvons-nous pas vivre que pour le meilleur, pourquoi faut-il que le pire vienne toujours, cet autre appuyant sur nos faiblesses pour qu’il se sente plus fort, comme si ce combat était inévitable, ce combat à qui fera mal à l’autre. Je refuse cela, je refuse cette emprise malsaine. Et je vais vers ma survivance sur des lendemains qui chantent et surtout des aujourd’hui qui dansent, le présent serein et calme, cette petite musique du bonheur d’être soi-même, libre et heureuse.