Asservissement de l’inconscient



   
           

L’arrivée des jours solidaires nous entraînent dans un moment inconscient de nous-mêmes. Nous sommes égarés dans les méandres sombres de nous-mêmes. Nous parcourons ce chemin nuit et jour et laissons malgré nous poindre une infime lumière qui éclaire le bout du tunnel. La lumière se fait jour sur nos erreurs passées et sans cesse nous refaisons le chemin en pensée pour savoir ce que nous aurions dû faire, refaire le film en changeant la donne, en se changeant nous-mêmes. Ne pas refaire les mêmes erreurs, le cheminement à son comble, nous reparcourons nos actes pour les embellir par notre liberté retrouvée. Nous changeons en permanence le passé pour réécrire notre vie différemment, sous un jour meilleur de nous-mêmes, avec cet éternel questionnement « Et si… » Et si, j’avais fait cela, et si, je ne l’avais pas fait… Que serions-nous sans cette possibilité de réinscrire notre vie sur un thème meilleur, d’un passé glauque à un présent contenu pour un avenir si ce n’est grandiose mais du moins embellit par cette réécriture de nous-même en mode « Je refais le monde ».

Nous ne pouvons éternellement changer les choses, car ce passé que nous voulons changer par nos actes et pensées, sont dépendants des autres, ces autres qui nous bouleversent changent la donne. Car cette interaction avec les autres se pacifie avec le temps mais sur le moment, nous agissons face aux autres de manière inadéquate. Nous sommes amenés à diversifier nos pensées pour changer cette prison qu’est l’inconscient, qui nous asservit dans un moindre mal. Ne pas se redéfinir par rapport à son passé mais vouloir une meilleure vie avec des pensées plus nobles et justes pour des actes meilleurs et cette requalification de l’acte nous poussent à nous changer au tréfonds de soi.

Nous sommes témoins passifs des abnégations tuées par le temps qui réduit les mauvais actes par de lancinants regrets. Nous nous voulons autre mais en fait, c’est peut-être dans ce passé que nous étions autre. Et au présent nous sommes nous-mêmes. Comment expliquer alors à nos proches que ce passé doit être requalifié en erreur excusable et non fatale. Nous nous sommes trouvés, à ce point de nous-mêmes et voulons dire au monde que nous ne sommes plus ce que nous avons été. Nous sommes ce que nous décidons être, Ce fameux « Deviens celui que tu es. » de Nietzsche.

L’homme du passé, en devenir de l’homme de l’avenir qui se pousse à être autre que ce tas d’erreurs sur un chemin chaotique. Comment laisser transparaître la lueur présente qui nous définit maintenant. Si ce n’est par un équilibre certain, un mode de vie élevé vers la rédemption de soi, et cette liberté confrontée au meilleur de nous-même. Il faut certainement une certaine idée du bonheur pour arriver à se sortir de cet asservissement délétère de l’inconscient. Retrouvons la possibilité certaine d’arriver au zénith de soi-même. Soyons humble envers nos erreurs passées.