De la survivance de l'âme

(Extrait de La naissance d'une Philosophie)



La survivance de l’âme dans le monde des idées nous fait nous approprier l’histoire de notre vie sur un mode résumé et accéléré. Les grands sentiments, positifs ou négatifs, restent marqués sur l’âme. Le corps partant, l’âme reste, et donc subsiste de nous cette somme de grands évènements tels des traumatismes positifs ou négatifs.

Dans un état zen, tout passe, les faits et pensées non intenses passent et partent. Reste juste l’état zen et serein qui nous résume. Une âme apaisée, sereine, délivrée de tout pathos, peut ainsi s’élever et continuer à grandir.

La survivance de l’âme s’objecte par rapport à la transcendance. Car il n’est point de solution d’apaisement dans une vie transcendantale. Cela consiste à transformer le négatif en positif par une rédemption, une exorcisation qui est contraire à l’état serein. Comme des montagnes russes, le très haut, le très bas, ne sont pas des états dans lesquels l’âme peut s’élever sereinement.

Il lui faut au contraire de l’équilibre, du bien-être ouateux et de l’apaisement. Savoir prendre de la distance sur les événements de notre vie, vivre au-dessus des émotions qui perturbent l’âme dans sa sérénité primale. Emprisonnée dans un tourbillon d’émotions, l’âme fait un éternel retour pour se délivrer de ce phénomène qui l’emprisonne.

Si le corps vient à disparaitre, l’âme se retrouve avec des émotions non réglées et n’a plus la clé pour s’en délivrer. Il lui faut donc rejouer le film dans lequel le trauma s’est formé. Rejouer cela sans grandes émotions pour ensuite s’en délivrer. Et ainsi avancer et grandir.


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