Conscientisation de l'âme



   
           

Sur le rivage de l’Univers, une loi naturelle subsiste. La loi de l’incarnation sublimée par le cycle des naissances et renaissances. Dans ce karma approprié, où la réalité lève le voile des vanités rêvées, nous sommes des êtres emplis de bonté qui n’aspirent qu’à l’élévation de l’âme. L’immatérialisme de la pensée observée par voie de conséquence ne nous sied pas dans un dualisme forcené. Le mal, le bien, le yin, le yang. Il ne faut pas vouloir le négatif pour engendrer le positif. L’interaction des forces agissantes bouleversent l’équilibre universel aussi sûrement qu’une prison de pensée conscientisée.

L’essor du réalisme nous pousse à arrimer nos désirs sur les éléments éthiques. Mais ces règles édictées par les hommes ne prévalent pas sur les lois naturelles inversées.

Espérer, rêver et grandir selon un idéal de grandeur toute intérieure. Je parle de grandeur d’âme, de l’impératif des idées nouvelles pour faire avancer le monde. Les différentes théories édictées par les sages hommes sont des pépites de grandeur et d’agissements pensants calqués sur l’état du monde ascendant.

Arrivé au sommet de son art, l’être humain transgresse son propre code de douleur interne. Cet élément jamais pris en compte et pourtant existant. Cette loi de souffrance soit disant bien-pensante qui nous arrive tout droit d’une culpabilité latente et nous gangrène petit à petit.

L’homme veut son mal autant que son bien. Il veut son déclin pour justifier sa venue au monde si culpabilisante. Intrinsèquement, nous sommes le déclin de notre prédécesseur. Mais par un renversement des valeurs, nous pouvons dépasser ce sordide codage qui nous plombe chaque semaine. Pour que la conscientisation de l’âme puisse se faire, il faut que nos actes collent aux agissements de notre âme. Pour cela, il faut en fait que l’âme soit chevillée au corps. L’éveil de notre corps sera ainsi accordé à notre propre âme.

Mais en ces temps ambiants, nous sommes tous prisonniers d’autres sur nous-mêmes. Par des actes fédérateurs, nous pouvons nous délivrer de cette chape de plomb qui nous empêche d’être nous-mêmes.