Elan vital



   
           

Arrivé à un point dans sa vie où une page blanche s'ouvre est pour ainsi dire l'avènement de la liberté d’être soi-même. Cette page blanche de notre vie nous astreint à réfléchir sur soi. Le karma positif et négatif étant liquidé, vient à nous une phase nouvelle en dehors de notre destinée primale. Si nous avons dépassé notre propre échéance mortelle initiale, alors, nous pouvons aisément voir cette page blanche qui nous arrive. Une peur peut nous étreindre à cette arrivée, mais si nous en sommes là, c’est qu’également nous avons atteint un niveau de maturité et de sagesse tel que cette liberté de pensée et d’actes ne nous fera pas tourner vers le mal.

L’allégeance portée à son extrême est une soumission certaine face à la vie. Un laisser-vivre qui confine à la nonchalance et à la démission face au pouvoir de vivre.

Au contraire, il faut une force de vivre, une envie de se battre et de vivre son OUI. Un optimisme de gré à gré qui se transporte dans tous les évènements quotidiens. Une perte de vitalité amoindrie la force de frappe de nos paroles et nos actes. Cette vitalité mêlant envies et désirs qui se transposent dans une volonté originelle de vivre selon des agrégats positifs. Nietzsche parle de « Volonté de Puissance ». Cette force de vie qui nous est nécessaire pour vivre à son zénith.

Il ne faut pas exécrer les descentes de moral car les remontées sont tout aussi vivaces et remplacent l’énergie perdue par une appétence face au monde environnant. Ce côté montagnes russes pour arriver à bout d’un passé trop glauque ou compliqué. L’effervescence due à chaque pic atteint permet de faire perdurer le moral jusqu’au niveau le plus bas de la descente. A charge pour soi de niveler ces montagnes et qu’au fur et à mesure du temps, une ligne horizontale se dessine.

Cet état zen de la personne qui a réussi à se dégager de sa noirceur. Par cet effet cathartique de rechercher les problèmes, l’être humain en arrive à saturation de difficultés et du coup recherche le bonheur et l’allégresse sans montagnes russes déstabilisantes.

Car la fluctuance forcenée de l’humeur mène à un état négatif empêchant l’élan vital de se manifester. Cette torpeur grise brûle nos méninges et nos circuits nerveux centraux ne répondent plus aussi rapidement. Un état ramolli en somme. Un engorgement de l’appétence de vie, ce qui peut torpiller toute vie en une rapidité certaine.