Ce désir d'ailleurs, tous Sisyphe que nous sommes

(Extrait de La naissance d'une Philosophie)



Se définir sous un ailleurs qui nous enchanterait. S’éloigner de sa prime vie de lourdeur et d’apesanteur pour un même transport d’âme. Sous le sens de la vérité subie, j’arrête les illusions synchrones qui me tombent et échoient à terre. Se relever malgré l’enclume qui nous plombe sous un ciel de forçat. Arrêter ce poids et s’éloigner du désenchantement commun à tous. Ne pas devenir esclave de sa propre vie et se maintenir à flot coûte que coûte.

Faire une retraite en soi pour devenir un maître de soi-même sur l’équilibre de vie. Ne pas tergiverser et s’alléger de toute mauvaise pensée négative et délétère. Un travail sur soi pour résister à l’envie d’arrêter. Rêver d’un avenir meilleur, garder l’espoir d’autres horizons. Grimper la montagne qui nous fait face et réussir sa vie sur un mode interne d’accomplissement.

S’alléger du fardeau que l’on porte sur soi pour arriver à destination de son destin. Se dépouiller de fioritures qui brouillent la vérité de l’âme. S’unir sur une ligne équilibrée et sereine. Surmonter et choisir de ne pas garder les fillères qui nous empêchent de bien voir. C’est un pouvoir libérateur de faire cela. S’oublier pour mieux se retrouver. S’affranchir de sa vie lourde pour une rédemption en toute liberté.

Le goût du travail bien fait devenu autre et moins esclavagiste pour une meilleure compréhension de la vie, de soi et des autres. Ne pas faire plaisir aux autres juste pour s’arrimer des clameurs factices mais par véritable empathie. Ne plus avoir peur d’être soi-même, bien se connaître pour revenir en pleine espérance. Une renaissance hors de toute vie menée « la tête dans le guidon ». Une renaissance solaire et positive en ayant su vaincre ce poids de porter le monde, cette culpabilité latente qui nous étreint souvent.

Le travail à la sueur de son front allégé par le plaisir d’oeuvrer pour le bien du monde. Ne plus se dire que l’enfer est sur Terre. Il ne tient qu’à nous pour en faire un paradis. Ce mythe de Sisyphe toujours vrai doit se porter hors de l’illusion du poids de vivre. Ce simple souffle doit être vécu comme une béatitude qui s’évapore hors de nous et porte la vie sur Terre et régit l’Univers en son ensemble.

Pour finir, une citation d’Albert Camus dans « Le mythe de Sisyphe » (1942) : « Le présent et la succession des présents devant une âme sans cesse consciente, c’est l’idéal de l’homme absurde. »


La naissance d'une Philosophie

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