De la rédemption par soi-même



   
           

De l’évolution humaine, nous ne sommes qu’une infime partie du destin du monde. Notre vie, malgré cela, nous devons la faire selon son propre chemin. Les erreurs en font partie. Mais qui ne fait pas d’erreurs ne fait rien. Dans l’espace qui nous est alloué, nous devons trouver l’interstice pour se dégager des contraintes et vivre sa liberté naturelle qui nous est due. Comment ne pas savoir qui nous sommes. Alors que chaque jour, nous faisons des actes qui nous définissent aux yeux des autres. Mais ces actes reflètent-ils la vérité de nous-même ?

Il y a t’il un évènement moteur qui définirait le début du mouvement libre de nous-même. S’affranchir de soi-même. La nature est libre mais nous, êtres humains nous tordons notre nature et nous l’amenons à une hauteur de vue qui nous aveugle et qui nous égare. Le chemin n’est pas ascendant ou descendant. Il serait plutôt un chemin telle une randonnée. Des courbes, montées, descentes, collines, rivières, oasis, désert.

Car la transcendance dans notre vie n’est pas le salut de ce que d’autres ont défini pour nous. Libre d’être soi-même, libre de penser, de vivre, d’agir selon son intérieur propre. Ce n’est pas un néologisme de dire que le chemin d’hier, d’aujourd’hui, de demain se fait simultanément par un mystère relativiste du temps. Cependant, un scepticisme ambiant nous empêche de nous abandonner à nos envies propres. Comment croire à cette liberté sans l’affranchissement par les autres. Là est l’erreur, des idiomes étriqués érigés en dogmes destructeurs pour notre propre bien-être. Si la vie avait débutée selon son chemin propre libre. Là, nous pourrions avoir pour valeurs mondiales Liberté, Egalité, Fraternité. Mais seule la France a cette devise. Devise liée à une révolution sanglante. Coupés du monde de la vie naturelle pour éviter l’avancement du monde. Chaque personne peut se connecter par la pensée, cet inconscient collectif qui nous plombe pour son passé. Mais si dégagés du mauvais passé, loin de plomber, il nous surplombe et nous surpasse. C’est cela vers quoi il faut tendre. La métaphore du numérique, d’internet, des nouvelles technologies est grande. Mais que faisons-nous avec ? Posons-nous vraiment cette question de savoir comment agir sur nos âmes et nous aguerrir du passé traumatique par nous-même. Notre identité intrinsèque véritable retrouvée par le biais du numérique, par l’intermédiaire des moyens de communications qui nous connectent psychiquement les uns aux autres. L’obsolescence annoncée pour dévaloriser cet essor magnifique nous oblige à nous garder de toute effusion discordante.

Comment approfondir la vie des autres d’une bonne manière si nous reproduisons sans cesse les erreurs. Enfermés dans la boucle du temps de manière traumatique. A la fin de la subjectivité qui nous pose question de la loi des séries. Il faut revenir aux traditions sans pour autant arrimer notre vie sur le même tempo synchrone de leurs pensées. Il faut aller de l’avant et ne point dénaturer la genèse de l’univers cosmique.

La mythologie nous aide car elle nous pose les concepts présents en nous, sans pour autant que nous les comprenions vraiment. Il ne faut pas acquérir notre pouvoir sur fond de reniement des valeurs naturelles des éléments. La généalogie de l’humanité nous aide et nous plombe en même temps. Rien ne nous est enlevé si ce n’est notre capacité à nous régénérer. Le concept ambiant est le reniement des bonnes valeurs. Cette arrogance humaine sur la vie, sur sa propre vie. Mais n’est-ce pas triste d’en arriver là. Il ne nous suffit pas de définir la vie par un coup de génie mystérieux. Notre cerveau, nous devons l’utiliser et nous révéler par nous-même, pour nous-même. Le matérialisme pour éviter l’amour. Acheter un bien au lieu d’aimer. Qui a dit que l’amour fait mal. C’est l’amour mal dirigé, mal digéré, l’amour renié, l’amour névrosé qui nous atteint et provoque notre chute.

En nous-mêmes nous savons ce qui est bon pour nous. Mais avons-nous vraiment le courage de vivre selon notre idéal intérieur. Toute vie doit apprendre le plaisir et la douleur. Nous devons expérimenter notre bien et notre mal pour ainsi arriver à notre vérité et si nous avons le courage de notre vérité, nous accédons à la liberté. La transposition de chaque personne sur l’état du monde n’en est que plus flagrante. Elle nous simplifie, nous rend meilleur. Et nous fait aller droit à l’essentiel.